| Modèle : Mina |
Il est des choses infiniment séduisantes qui ne sont que le produit des artifices humains. Nous passons toutes, nous les filles en plastique, par le complexe de la "Baby-doll". On en fait trop alors, pour être aimée. C'est la forme dénaturée de la vanité de la lame précédente.
C'est aussi le début de la nouvelle vie qui commence, où l'on doit revivre, tour à tour, l'enfance et l'adolescence. Infiniment receptives au regard des autres, fragiles au point qu'on nous dirait de sucre, tellement un rien peut nous détruire, c'est l'heure du don absolu, naïf, plein de candeur, où l'on se livre entière au jugement d'autrui, comme un enfant accepte le monde tel qu'il est. Quitte à en subir les pires outrages, qui ne sont plus si grave que ça au fond.
On marche sur le fil étroit au-dessus du dernier précipice de l'acceptation, la souffrance et la lutte sont derrière nous. Il est temps, au seuil de notre nouvelle enfance, d'apprendre enfin à devenir nous-même. "On ne naît pas femme, on le devient" disait Simone de Beauvoir. Il nous aura juste fallu plus de temps qu'aux autres. C'est aussi un clin d'oeil amusé au sucre de la "sucette", qui fond, et disparaît, prélude nécessaire à l'arcane suivante. |
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et bien moi, la symbolique me plaît encore plus que la photo, très bonne par ailleurs